Le plan de relance du président du Palais

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Jean-Michel Arnaud est le nouveau président du Palais. Cet entrepreneur de 62 ans, expert en stratégie marketing, ne manque ni d’idées ni de compétences pour affronter les conséquences de la crise sanitaire

Jean-Michel Arnaud, dans le cadre de ses fonctions de conseiller municipal, pilotera également le projet de musée du cinéma et du Festival.
Chiffre d’affaires divisé par deux, congrès a l’arrêt, saison touristique en danger, concerts et évènements annulés ou repensés. Le Palais des Festivals éprouve durement les effets de la crise sanitaire. Pour rebondir après cette période charnière, le maire David Lisnard a trouvé l’homme de la situation : Jean-Michel Arnaud,  ans, tout nouveau conseiller municipal et expert en stratégie marketing au CV impressionnant (lire ci-contre). Une proposition validée par le conseil d’administration de la Semer (), il y a quelques jours. Rencontre avec le nouveau président du Palais.

Quel est votre parcours ?

Je suis un entrepreneur, je ne viens pas du milieu politique. Pour résumer, ces quinze dernières années, j’ai développé trois grands projets : le concept de presse d’information gratuite Métro, le groupe Domaine public qui concerne la communication institutionnelle et les affaires publiques, mais aussi une

‘‘ activité de conseil de dirigeants de grands groupe pour tout ce qui touche aux stratégies de communication. Actuellement, je suis également vice-président de Publicis. Concrètement, mon métier, c’est d’avoir des idées, de les développer, de monter des projets, définir des stratégies, et les mettre en oeuvre avec des équipes.

Des compétences utiles dans vos nouvelles fonctions ?

Je l’espère. Nous allons rapidement constituer une équipe et définir les grandes lignes du plan de relance que nous présenterons d’ici quelques semaines. Cette crise mondiale est une catastrophe économique, mais offre également des opportunités. Les plus réactifs, agiles et innovants seront les grands gagnants. Cela pousse à se poser des questions que l’on ne se pose pas lorsque tout va bien.

Par exemple ?

L’optimisation du Palais, qui accueille  évènements professionnels chaque année, ce qui représente  jours d’exploitation. Il y a déjà une grosse activité, si nous voulons attirer de nouveaux clients concernant le tourisme d’affaire, il faut réussir à organiser l’agenda déjà chargé.

Comment faire face à la concurrence concernant les congrès ?

Cannes est une destination exceptionnelle, on peut tout faire à pied, en bord de mer, avec un climat agréable. C’est une configuration unique et une logistique beaucoup plus agréable que les grands hangars de Paris ou Barcelone, par exemple. Il faut anticiper au mieux la reprise pour sortir parmi les meilleurs.

Avec de nouveaux formats ?

On parle beaucoup de “phygitalisation”. Effectivement, tout peut se faire en visioconférence… Mais pas de la même manière. Je crois beaucoup au présentiel. Mais on ne sait pas encore comment la crise va impacter les comportements, notamment des congressistes et entreprises. Elles auront peut-être moins de moyens pour les voyages. Au lieu d’envoyer  personnes sur un Mipim par exemple, elles n’en enverront plus que . Les  manquants se répercuteront donc sur tout l’écosystème local : restaurant, hôteliers, taxis…

Les plus innovants seront les grands gagnants”

Quelles sont les priorités pour redresser la barre ?

Rassurer nos clients et relancer l’activité. Faire en sorte que les gens n’hésitent pas à venir ici. Cannes à trois poumons économiques : le tourisme d’affaire, le tourisme de loisirs et l’évènementiel. Plusieurs événements et concerts auront lieu cet été sur la terrasse du Palais. Nous avons appris à gérer les précautions sanitaires et nous sommes prêts à accueillir tout le monde dans les meilleures conditions. L’objectif est de conquérir des parts de marché, d’innover et d’enrichir nos offres. 1. Semec : Société d’économie mixte pour les évènements cannois, qui gère le Palais des Festivals.

‘‘ On ne sait pas comment la crise va impacter les comportements”

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