Ouvrages

Cinéma & Démocratie
et si le grand écran sauvait le lien social

« Le cinéma, c’est la démocratie de l’art »
Charlie Chaplin

Né sous la forme de la projection publique, le cinéma est l’« art de masse » le plus abouti qui soit. Pourtant, le grand écran est aujourd’hui menacé.

On voudrait en faire un bien « non essentiel » ? Nous en avons pourtant plus que jamais besoin, à l’heure où nos démocraties sont fragilisées.

Car le septième art est une agora contemporaine : à la fois incarnation de la réunion du peuple dans nos imaginaires communs et place publique qui permet ce rassemblement social. Un lieu de rendez-vous où l’on se distrait ensemble, où l’on prend des nouvelles du monde, où se forment et se débattent les courants d’opinion. Un bien public en même temps qu’un lieu de cérémonie collective, un lieu de rêve éveillé comme de révélation de la vérité, un lieu où l’on apprend la démocratie en même temps qu’on y exerce sa citoyenneté.

À nous de le défendre si nous voulons raviver le lien social !

La puissance du duo

Entre hyper-individualisme et éloge du tout-collectif, crise du couple et appréhension du monde comme réseau infini, le duo a graduellement disparu en Occident de nos systèmes de valeurs. Et pourtant le duo pourrait bien être le bon échelon pour faire face aux défis du monde contemporain…

Encore faut-il que le duo sache se transcender à travers la dynamique d’une dyade, modèle vertueux du fonctionnement à deux. Les auteurs se livrent à une analyse des duos sous toutes leurs formes : amoureux, amicaux, familiaux, professionnels, interespèces,…

en explorant de multiples champs dans lesquels chacun trouvera ce qui résonne en lui. Ils nous ouvrent des pistes judicieuses et inspirantes pour réhabiliter le duo.

L’Europe utile: Retrouver un avenir en commun

Mai 2019 : les électeurs sont appelés aux urnes pour élire un nouveau Parlement européen. Le contexte est délicat : jamais auparavant les euro-sceptiques de tous bords n’ont été aussi nombreux, et jamais leur voix en Europe n’a autant porté. Depuis les problèmes soulevés par la crise des dettes publiques au tournant de 2010, le rêve européen des pères fondateurs a échoué à fédérer derrière lui les peuples de l’Union européenne. Nombreux sont ceux qui y voient une machine technocratique et bureaucratique, responsable de tous les maux : crise économique, baisse du pouvoir d’achat, crise des migrants, etc.

Paradoxalement, jamais la construction européenne n’a semblé aussi nécessaire : à l’horizon 2050, toutes les prévisions sont plutôt pessimistes pour les pays du vieux continent pris isolément. Avec une population qui stagnera autour de 530 millions d’habitants, l’Europe pèsera peu face aux géants indiens et chinois ; sa puissance militaire et sa politique étrangère devront être autonomes et capables de rivaliser avec celles des États-Unis ou de la Russie ; l’économie française sera reléguée à la onzième place mondiale derrière celles de pays émergents comme l’Inde, le Mexique, le Brésil ou la Russie… Comment redonner l’envie aux Européens de poursuivre leur aventure commune, sur fond de montée des populismes et de remise en question de ce qui fait leur spécificité ? Comment faire évoluer le projet européen pour lui permettre de retrouver cohérence et utilité, qualités indispensables à l’adhésion de tous les peuples auxquels il est destiné ?

Refaire communauté: Pour en finir avec l’incivisme

La lutte contre les incivilités est désormais l’affaire de tous. Les affiches sur ce thème se retrouvent partout : dans les rues des villes, sur les quais des gares, dans les écoles, dans les bureaux de poste ou de Pôle Emploi, voire, de façon plus informelle, dans des cafés et restaurants. La condamnation du manque de savoir-vivre s’érige en une nouvelle norme sociale. Repris à l’envi, les mots incivilité(s) et incivisme sont devenus le signe d’un profond malaise de nos sociétés démocratiques contemporaines, le symptôme de notre incapacité soudaine à vivre ensemble en République française.

Pour aborder ce problème autrement, Jean-Michel Arnaud et David Lisnard proposent un nouveau concept, celui d’incommunautés, à partir duquel peuvent s’imaginer de nouvelles politiques publiques.