Transport : le nouvel élan du rail

L’impératif climatique et les déboires du transport aérien durant la pandémie ont remis le train sur le devant de la scène. Symbole de ce mouvement de balancier : le rôle clé joué par le TGV pour le transport des patients atteints de la Covid-19 d’une région à l’autre afin de désengorger les services de réanimation. Ce n’est pas que le train ait été épargné par la crise sanitaire, mais son rôle central dans les déplacements du quotidien et son impact environnemental plus limité que ceux de ses concurrents en font un élément incontournable de la reprise.

Le ferroviaire est au cœur du plan de relance européen et de son déploiement sur le territoire national. En France, ce sont 4,7 milliards d’euros qui vont être consacrés au ferroviaire, dont une grande partie sera mobilisée pour régénérer un réseau devenu trop âgé. Le fret est également un secteur prioritaire où la France accumule les retards, puisque celui-ci ne représente que 9% du trafic de marchandises. C’est l’organisation générale du transport ferroviaire de marchandises qui doit être revue pour en atténuer la lourdeur et mieux la synchroniser avec le temps entrepreneurial. 

Même si son bilan carbone est déjà satisfaisant, le train pourrait continuer sa mue avec l’arrivée des premières rames à hydrogène d’ici quelques années, garanties zéro émission.Reste à voir si cette technologie, qui demande d’ores et déjà des efforts financiers phénoménaux, parviendra à être déployée sur une plus grande échelle.

Auprès de la population, les opérateurs s’attachent aussi à mieux prendre en compte les exigences des usagers. On trouve au rang de constantes les exigences de sécurité, de fiabilité et de ponctualité, qui font l’objet d’une attention toute particulière de la part des organisateurs de transport et des pouvoirs publics. Améliorer l’intermodalité s’impose également comme une priorité, qui passe notamment par des aménagements autour des gares et par des services de billetterie et d’information centralisés sur une interface unique.

Des innovations viendront peut-être de l’arrivée d’offres concurrentes à celle de la SNCF sur le réseau français, à la fois porteuses de nouvelles solutions et aiguillon pour l’opérateur historique. Une chose est certaine, le rôle de l’Etat comme investisseur et comme garant du bon fonctionnement du réseau restera central.