Transition énergétique : la révolution énergétique avance

Avril 2015


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Notre modèle repose à 80% sur les énergies fossiles. D’ici 2050, la population mondiale devrait être multipliée par 2, les activités économiques par 5 et les besoins énergétiques par 2,5. À ce rythme, les réserves de pétrole seront épuisées d’ici une génération, celles de gaz, dans soixante ans. Ces projections, auxquelles s’ajoute le réchauffement climatique, militent pour une révolution énergétique.

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 C’est l’un des enjeux de la 21e conférence des Parties, qui se tiendra à Paris en décembre. Son but ? La signature d’un accord universel pour limiter le réchauffement à deux degrés. Dans cette perspective, l’Union européenne et la France ont choisi de se montrer exemplaires. En octobre 2014, l’UE s’est fixé de nouveaux objectifs d’ici 2030 : réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre ; porter à 27% la part des énergies renouvelables ; réaliser 27% d’économies d’énergie. Le plan Juncker consacrera 120 milliards d’euros à la rénovation thermique des bâtiments. Si, en France, le plafonnement du nucléaire suscite le débat, la loi de transition énergétique entérine des avancées : désignation des Régions comme chefs de file de l’énergétique, interdiction des sacs plastique à usage unique dès 2017, lutte contre l’obsolescence programmée, encouragement à la rénovation des bâtiments.

Cette transition est surtout l’occasion de repenser nos modèles économiques et urbains. Tandis que les grands groupes investissent dans les énergies renouvelables, les collectivités locales multiplient les initiatives. En témoigne le succès de l’appel à projets « Territoires à énergie positive pour la croissance verte ». Des filières se développent dans les domaines de la rénovation thermique, des réseaux électriques intelligents, de la réparation. L’urbanisme tient désormais compte de tous les besoins des habitants (énergie, eau, transports, déchets…) dans une logique de mutualisation. À l’étranger, l’île espagnole d’El Hierro, 100% autonome sur le plan énergétique, constitue un exemple autant qu’un espoir.

Les études montrent que le coût de l’inaction est plus élevé que le coût de l’adaptation. D’autant que cette dernière se traduit par plus d’emplois et une meilleure qualité de vie. A nous de savoir « recycler » une contrainte physique en progrès humain.

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