Pollution atmosphérique : les seuils d’alertes dépassés

Octobre 2014


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Malgré l’adoption en 1996 de la loi sur l’air, les seuils d’alerte à la pollution sont régulièrement dépassés. Parmi les substances les plus nocives figurent les particules fines, l’ozone, l’azote et le monoxyde de carbone. L’examen de la loi sur la transition énergétique est l’occasion de dresser un état des lieux et d’envisager de nouvelles solutions.

 Près de 9 millions de tonnes de polluants sont produites chaque année dans le monde. Les principales sources d’émissions sont les secteurs de l’habitat et des transports. S’y ajoutent les émissions en provenance d’autres pays qui circulent par l’intermédiaire des courants d’air chaud. Les conséquences de la pollution de l’air sur la santé sont multiples et de gravité variable : maux de tête, état de fatigue, nausées, maladies respiratoires, cancers du poumon et de la vessie. Ainsi, 18 000 décès seraient liés, chaque année, à la pollution automobile et 19 000 à la mauvaise qualité de l’air intérieur. En France, 3,5 millions de personnes souffrent d’asthme, ce qui représente un coût d’un milliard d’euros. Au total, la « facture » annuelle de la pollution de l’air s’élèverait, dans l’Hexagone, à près de 30 milliards d’euros.

Bien que préoccupante, la situation s’améliore en raison de la forte baisse de la pollution industrielle et du développement de la mobilité durable. Grâce aux mesures effectuées par l’Observatoire de la qualité de l’air, de nouveaux dispositifs et matériaux ont été mis au point : plâtres absorbants, revêtements et matériaux intelligents, structure alvéolaire permettant aux bâtiments de « filtrer » l’atmosphère, logiciels capables d’évaluer la pollution d’un quartier ou d’une rue, développement de la végétalisation urbaine. De nombreuses collectivités ont intégré la qualité de l’air dans leur stratégie de mobilité : création de zones à 30 km/h, gratuité du stationnement pour les véhicules faiblement émetteurs, gratuité des transports publics.

Et puis, les mentalités évoluent. La qualité de l’air figurera parmi les priorités du troisième plan national santé-environnement ( PNSE ). Cela permettra d’envisager des actions plus transversales, combinant réduction des émissions de carbone et de substances polluantes.

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